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Trois ONG suspendent leurs activités de sauvetage en Méditerranée

terre dasile

 

Save the Children, Sea Eye et Médecins du monde ont décidé de suspendre leurs opérations de sauvetage en Méditerranée, suite à la décision des autorités libyennes d’interdire l’accès à tout navire étranger dans ses eaux territoriales.

 

Cette décision intervient dans un contexte de tension entre les ONG de sauvetage de migrants et le gouvernement italien, qui leur avait imposé un code de conduite très controversé. Celui-ci avait parmi ses nombreuses mesures notamment exigé des ONG de ne pas s’engager dans les eaux libyennes sauf en cas d’urgence ou après autorisation des autorités libyennes. Dès l’annonce du code de conduite, plusieurs organisations, dont Amnesty International et Human Rights Watch, avaient affirmées craindre pour la vie des migrants, davantage mis en péril en raison des obstacles à l’accès dans les eaux libyennes.

Si le code de conduite avait divisé les ONG concernées, certaines ayant accepté de le signer immédiatement ou après modification sur certains points, comme Save the Children et SOS Méditerranée, d’autres s’y opposant fermement, comme Médecins sans frontières, la décision de suspension des opérations est avant tout liée aux menaces ressenties par les ONG de la part de la marine et des gardes-côtes libyens.

Malgré cela, plusieurs organisations continuent de mener à bien leurs opérations de sauvetage, comme SOS Méditerranée avec le soutien de Médecins sans frontières à bord de « l’Aquarius » en restant dans les eaux internationales ou Migrant Offshore Aid Station, avec son « Phoenix », qui a décidé de pénétrer dans la zone de recherche délimitée par la Libye.

En tout état de cause, Médecins sans frontières dénonce ce qu’elle considère être « une agression contre la vie et la dignité des personnes », tandis que Michael Buschheuer, fondateur de Sea Eye, craint que les ONG laissent « un vide mortel en Méditerranée ».

 

 

Par France terre d'asile, le 14 août 2017.