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131 réfugiés évacués depuis la Libye vers le Niger, au milieu du conflit en cours à Tripoli

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Un groupe de 131 réfugiés a été évacué hier soir hors de la Libye vers le Niger et le centre de transit géré par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, dans le cadre du Mécanisme de transit d’urgence (ETM).

 

Les personnes évacuées sont originaires de l’Érythrée, de la Somalie et du Soudan. Parmi elles se trouvaient 65 enfants de moins de 18 ans. Certaines personnes de ce groupe étaient auparavant détenues dans des centres de détention depuis plus d’un an.

« Nous ne pouvons sous-estimer l’importance de ces évacuations qui sauvent des vies », a déclaré Jean-Paul Cavalieri, chef de mission du HCR en Libye. « En cette Journée mondiale du réfugié et pour la première fois depuis longtemps, ces réfugiés pourront dormir la nuit en sachant qu’eux-mêmes et leurs familles sont à l’abri du danger. Mais il reste encore beaucoup à faire. Il est urgent que les Etats se manifestent pour nous aider à évacuer d’autres réfugiés vulnérables hors de Libye. »

Avant l’évacuation, le groupe était hébergé au Centre de rassemblement et de départ (GDF), géré par le HCR à Tripoli, après que le HCR ait obtenu leur libération dans différents centres de détention du pays. Le HCR remercie le ministère libyen de l’Intérieur et son partenaire, LibAid, pour leur soutien en vue de la libération et du transfert de ces personnes hors des centres de détention.

Au GDF, le HCR leur a fourni de la nourriture, un abri, une assistance médicale, y compris une aide psychosociale, ainsi que des vêtements et des kits d’hygiène.

Les personnes évacuées recevront désormais une aide humanitaire à l’ETM tout en se préparant à d’autres options, telles que la réinstallation.

Avec cette évacuation, le HCR a déjà aidé 1297 réfugiés vulnérables à quitter la Libye en 2019, dont 711 au Niger, 295 en Italie et 291 autres qui ont été réinstallés en Europe et au Canada.

Cependant, le nombre croissant de personnes transférées dans des centres de détention après avoir été secourues et interceptées en Méditerranée centrale signifie que de nombreuses autres places de réinstallation sont nécessaires.

Le conflit à Tripoli ne montrant aucun signe d’accalmie, plus de 3800 réfugiés et migrants détenus dans des centres de détention risquent toujours d’être pris dans ces affrontements.

Le HCR réitère son appel aux autorités libyennes pour qu’elles libèrent tous les réfugiés et demandeurs d’asile et qu’elles ferment les centres de détention.

 

Publié par le HCR, le 20/06/2019

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