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La Commission des migrations préoccupée par le sort des enfants migrants et réfugiés

Mise en garde contre le renvoi de mineurs dans les zones dangereuses

 

A la veille de la Journée mondiale des réfugiés prévue le 20 juin, John Greenway (Royaume Uni, GDE), Président de la Commission des migrations, des réfugiés et de la population de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), a fait la déclaration suivante :

« La Journée mondiale des réfugiés est l’occasion idéale de rappeler aux gouvernements leurs obligations envers les demandeurs d’asile et les réfugiés, en ce qui concerne le respect des droits de l’homme. Notre commission reste préoccupée par le sort des enfants migrants et réfugiés. Elle a récemment réitéré son opposition totale à la détention des enfants migrants et ses inquiétudes à l’égard des retours forcés.

Dans ce contexte, elle s’inquiète des derniers projets visant le retour forcé en Afghanistan d’enfants non accompagnés, dont beaucoup ont demandé l’asile en Europe, ainsi que des rapports selon lesquels des centres ‘d’accueil’ pourraient être ouverts à Kaboul pour les enfants expulsés.

Si l’on peut se féliciter de la volonté de trouver des solutions pour les enfants non accompagnés et de proposer un soutien à ceux qui rentrent dans leur pays, on peut se demander si le fait de renvoyer des enfants dans un environnement non protégé va dans leur « intérêt supérieur ».

Ces enfants sont on ne peut plus vulnérables – d’autant que la plupart sont orphelins. Aussi sûrs et bien gérés ces centres d’accueil de Kaboul puissent-ils être, on est en droit de se demander comment les enfants pourront vivre en sécurité dans un pays où la violence est endémique et où les violations des droits de l’homme sont monnaie courante.

La tendance actuelle à renvoyer les migrants en situation irrégulière, y compris les enfants, s’explique en partie par la crise économique et en partie par les pressions politiques au niveau national. Or, les enfants ne devraient être les otages ni de la crise économique ni des pressions politiques, et les décisions concernant leur bien-être devraient être prises uniquement dans leur « intérêt supérieur », comme le garantit la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant.

Qu’il s’agisse d’adultes ou d’enfants, le Conseil de l’Europe défend une position ferme. Ses « Vingt principes directeurs sur les retours forcés » doivent être pleinement respectés et il convient d’examiner des solutions autres que les retours forcés. À cet égard, l’Assemblée débattra le 22 juin de la manière de promouvoir les retours volontaires comme alternative humaine, économe et efficace aux retours forcés, et examinera dans le détail les problèmes liés à l’arrivée, au séjour et au retour des mineurs non accompagnés en Europe.

La Journée mondiale des réfugiés est aussi l’occasion idéale de rappeler à tous les Etats membres du Conseil de l’Europe qu’en ratifiant la Convention relative au statut des réfugiés de 1951, les Etats parties se sont engagés à protéger les réfugiés et à trouver des solutions durables à leurs problèmes. »


Le Conseil de l'Europe, le 18/06/2010