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Réglement Dublin II : La suisse revoit sa position

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La Suisse a annoncé mercredi qu'elle modifiait ses règles pour les demandeurs d'asile venus de Grèce considérant "insatisfaisante" la situation dans le domaine de l'asile dans le pays méditerranéen.

"Cette adaptation de la pratique prend effet immédiatement", précisent les autorités dans un communiqué.

Cette annonce fait suite à des décisions récentes prises en ce sens par la Finlande, le Danemark et l'Allemagne. La Suède avait pris les devants en novembre 2010.

"Compte tenu de la situation toujours insatisfaisante dans le domaine de l'asile en Grèce", la Confédération a à son tour "décidé d'adapter sa pratique en renonçant dans une majorité des cas à appliquer la procédure Dublin aux cas relevant de la Grèce".

Ce pays subit les conséquences des nouvelles lois européennes en matière d'asile, régies par les accords de Dublin ("Dublin II") qui stipulent que toute demande d'asile soit examinée dans le premier pays d'accueil dans l'UE.

Désormais, la Suisse examinera elle-même les demandes d'asile des migrants qui ont effectué un premier passage en Grèce.

"Ce, jusqu'à ce que la Grèce soit en mesure de remplir ses obligations en tant qu'Etat Dublin (exécution de procédures ordinaires, hébergement)", précisent les autorités helvétiques.

Dès février 2009, la Suisse avait décidé de ne pas appliquer la procédure Dublin aux personnes "particulièrement vulnérables" relevant de la Grèce.

Ainsi, entre le 12 décembre 2008 et fin 2010, une procédure Dublin a été entamée pour près de 940 personnes ayant effectué un premier passage en Grèce. La Suisse a renoncé à appliquer la procédure Dublin dans près de 400 de ces cas car il s'agissait de "personnes particulièrement vulnérables". Dans l'ensemble, elle a renvoyé quelque 150 personnes en Grèce.

Selon le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Athènes est confrontée à un nombre important de demandes d'asile (16.000 en 2009) alors que le pays ne dispose que de 865 places d'hébergement pour les requérants.

Tribune de Genève, le 26/01/2011